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L'armée française dans la bataille de la Somme

armée française
Crédit - Jean-Claude Rime - Studio Sphynx
Du 1er juillet au 18 novembre 1916, l’armée française a activement participé à la bataille de la Somme. Comme son alliée britannique, elle a payé un lourd tribut : 190 000 combattants sont morts, blessés ou disparus, en quatre mois et demi. Après la guerre, la mémoire nationale française a surtout retenu la bataille de Verdun, qui a eu également lieu en 1916, faisant presque tomber dans l’oubli les combattants de la Somme.
 
            Alors que la guerre s’enlise sur le front occidental en 1915, les États-majors français et anglais décident de mener une opération conjointe, là où les lignes françaises et britanniques se rejoignent : dans la Somme. Le double commandement complexifie l’organisation et la préparation de la bataille.
 
            Le général Foch est chargé de préparer la bataille côté français. Il établit son quartier général à Dury, un village situé au sud d’Amiens, de l’automne 1915, jusqu’en septembre 1916. Il dispose de moins de troupes que prévu initialement, car beaucoup d’unités françaises ont été mobilisées à Verdun, pour faire face à l’offensive allemande. Elles sont composées de combattants de France métropolitaine, mais également de combattants issus de l’ancien empire colonial français (comme les tirailleurs sénégalais) ou d’étrangers volontaires ayant choisi de se battre pour la France, comme dans la Légion étrangère.
 

Une guerre d’usure

 
            Le 1er juillet 1916, les troupes françaises participent au lancement de l’offensive dans le secteur sud de la bataille : du village de Maricourt jusqu’aux environs de Chaulnes. Les combats sont extrêmement violents, mais l’armée française progresse plus vite que son allié britannique au Nord. Une fois de plus, l'offensive, qui devait être décisive, est devenue une guerre d'usure.
Certains lieux sont marqués à jamais par la bataille. Le village de Faÿ est conquis dès le premier jour, mais il n’en reste que des ruines et ne sera pas reconstruit sur le même emplacement. La Légion Étrangère se distingue à Belloy-en- Santerre le 4 juillet, mais y perd beaucoup d’hommes, dont, entre autres, le talentueux poète américain Alan Seeger.
Le bois Wallieux est conquis dans le même temps à Soyécourt et porte toujours aujourd’hui les stigmates des combats (tranchées, cagnas…). En septembre, l’armée française – devant encercler Combles et rejoindre les troupes britanniques – subit des combats très meurtriers dans le secteur de Rancourt, Bouchavesnes et Sailly-Saillisel.
 
Si ces villages témoignent de l’avancée française incontestable, ils sont devenus aujourd’hui le symbole de la participation française à la bataille de la Somme. Rancourt se distingue particulièrement  avec une vaste nécropole française abritant 8 566 corps de combattants de l’armée française et la chapelle du Souvenir Français, dédiée à ces hommes, tombés dans le secteur. De nombreuses autres nécropoles marquent le sacrifice de ces combattants français dans la Somme, lors de l’année 1916.
 

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