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La Nouvelle Zélande et l'Australie au début du XXème siècle

Bref panorama de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande au début du XXe siècle, pour comprendre quels étaient ces deux jeunes pays qui se sont engagés aux côtés des Britanniques et des Français dans la Première Guerre mondiale.

Australie et Nouvelle Zelande
crédit photo - nuancierds.fr

L’Australie

Au début du XXe siècle, l’Australie est un dominion, c’est-à-dire un État autonome au sein de l’empire colonial britannique. Il est constitué d’une grande île représentant la majeure partie du continent océanien et de plus petites îles. Si les colons y vivent depuis 1788, des peuples autochtones tels que les Aborigènes la peuplent depuis plusieurs milliers d’années. La population se compte à plus de 3,5 millions d’habitants à la fin du XIXe siècle.
 
En 1901, l’Australie devient un État fédéral, réunissant les différentes colonies britanniques présentes – chacune d’entre elles gardant une certaine autonomie. C’est le Commonwealth d’Australie. La défense est alors au coeur des préoccupations avec la création d’une armée et d’une marine autonomes. La participation des troupes australiennes à la guerre des Boers en Afrique du Sud favorise l’achèvement de l’unité de l’île en même temps qu’elle forge une réputation de solides combattants aux Australiens. 
 
En juillet 1914, lorsque la guerre éclate, le Premier ministre australien assure la couronne britannique du total soutien de l’Australie. De nombreux volontaires s’engagent dans l’armée. La Force Impériale australienne est constituée et part en direction de l’Egypte, tandis que des combattants sont mobilisés pour se rendre en Guinée allemande. La marine australienne y reste pour contrôler les mers.
 
Au total, plus de 416 000 Australiens (dont 313 000 sur le front occidental) combattent entre 1914 et 1918 sur tous les fronts. 60 000 Australiens y perdent la vie.
 

La Nouvelle-Zélande

Au début du XXe siècle, la Nouvelle-Zélande est un territoire sauvage et volcanique, composé principalement de deux grandes îles. Habitée par les Maoris depuis plusieurs siècles, elle devient une colonie anglaise en 1840.
 
En 1907, elle bénéficie du statut de dominion et garde des liens très étroits avec le Royaume-Uni ainsi qu’avec un pays voisin, également dominion : l’Australie. Factuellement, le pays dispose d’une certaine autonomie, s’organisant autour de sa capitale, Wellington. C’est aussi le premier et le seul à avoir accordé le droit de vote aux femmes au XIXe siècle, sans leur permettre toutefois d’être éligible avant 1919.
 
En 1914, la Nouvelle-Zélande compte un million d’habitants. Elle dispose d’une force spéciale de 7 500 hommes, capable de combattre à l‘étranger. Le déclenchement de la guerre au mois d’août incite 14 000 hommes à se porter volontaires. La Nouvelle-Zélande combat aux Samoa, puis rejoint les troupes australiennes en Egypte  afin de constituer l’Anzac : le Corps d’   armée australien et néo-zélandais, aucun des deux pays ne disposent de suffisamment d’hommes pour être autonomes.
Au total, ils sont plus de 125 000 Néo-Zélandais à s’enrôler, dont 103 000 à l’étranger. Le conflit mobilise également 550 infirmières, servant en Nouvelle-Zélande comme à l’extérieur.
 

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